Des bruits et des images, deux expériences récentes.
La gripe "grouîk grouîk", dite "A", "H1N1" ou autres, aura eu comme vertu de permettre l'expression au grand jour de la connerie humaine, à un niveau en général réservé au cercle privé, quand c'est pour rire, ou au monde de l'entreprise quand ça se prend au sérieux.
Il n'est pas question ici de lister les diverses dérives liberticides ou autres confirmation d'un retour à marche forcée vers le XIXème siècle de nos gouvernants, mais d'évoquer deux exemple récents dont on m'a parlé.
Le premier est le cas d'une école primaire dont les élèves, le jour de la rentrée, se sont vus intimer l'ordre de venir en classe avec des vêtements à manches longues. Le rapport immédiat avec la pandémie actuelle n'aura pas échappé à nos lecteurs les plus perspicaces. Pour les autres, il s'agit bien évidemment d'inciter lesdits élèves à éternuer, non pas dans leurs mains, mais en direction de leurs poignets. Protégés par les manches de leurs vêtements, nos jeunes amis conserveront les mains propres et pourront continuer à se livrer à des combats sans merci dans la cour de récré sans risque de contamination.
Le second se déroule dans une "entreprise", c'est dire si les choses y sont importantes. Une directive nationale, concernant un nombre très conséquent de personnes, y proscrit désormais de faire la bise aux dames (et réciproquement mais là n'est pas la question) ou de se serrer la main.
Je suppose que mes innombrables lecteurs ont eux aussi une contribution à apporter à ce modeste début de liste. Merci à eux de contribuer à mon éducation en matière de prophylaxie.
La question de l'équivalence des diplômes est une vieille histoire à laquelle je suis sûr que mon unique lecteur régulier est très sensible. Arrivé au rang fort estimable de docteur on a l'impression, de loin, qu'on a fait le tour de la question. A part sans doute la possibilité d'encadrer des thèses ou de décerner des doctorats. Je n'y connais pas grand chose mais je suis sûr que nombre de jouebistes sont familiers de la question.
C'est à eux que s'adresse ce post. Une fois arrivé au niveau stratosphérique évoqué supra, on peut avoir l'illusion que plus personne ne viendra se préoccuper de la notion d'équivalence en matière de diplômes. Qu'on se détrompe, il y a encore un cas, peu fréquent il faut l'avouer, ou subsistent des équivalences d'un niveau encore plus élevé. Et théoriquement c'est le nec plus ultra.
C'est là qu'intervient le code général des impôts. L'article 92A vient fort à propos exonérer d'impôts sur le revenu les sommes gagnées au titre de la récompense ultime qu'est le prix Nobel. Ca devient fun avec le 2° de cet article, qui prévoit la notion de récompenses équivalentes. La liste figure à l'article 39A de l'annexe 2 du CGI.
A part le côté gag de la notion d'équivalent au prix Nobel, cet article a le bon goût de nous rappeler que le soi-disant "prix Nobel d'économie" n'en est pas un, mais juste un équivalent. Ce qui, d'un autre côté, n'enlève rien aux lauréats des autres prix figurant dans la liste, dont j'avoue humblement en avoir parfois découvert l'existance.
H1N1 gagne du terrain. Les grands bretons annoncent fièrement avoir dépassé la centaine de milliers de cas. Chez nous, la situation est bien spécifique puisqu'on peut prédire avec quasi-certitude que la pandémie frappera prioritairement les Yvelines.
A moins qu'on décide d'une mise quarantaine préventive de Porcheville et de Saint-Germain-en-Laie.
Alors voilà. Il paraît qu'en ce moment, il se passe quelque chose en rapport avec le foute. Ca a l'air vraiment passionnant. Tellement que certains font des paris dessus. Moi, le foute, j'aime pas ça. Mais j'ai trouvé un petit jeu amusant à faire autour des paris.
Hier soir, j'ai fini de boire une bouteille d'un produit lacté façon yaourt liquide aromatisé. Pas de la haute gastronomie, mais ce n'est pas mon propos.
Il y a quelques jours, l'ORTF France 2 a gratifié ses téléspectateurs d'un reportage surréaliste sur l'Allemagne. Un pays où on travaille. Un pays sans les trentcinqueurs. Un pays sans grèves. Le paradis, quoi.
Un certain Luke Reinhart a écrit l'histoire d'un homme du même nom, psychothérapeute de son état, qui découvrit un jour une solution radicale pour en finir avec l'ennui.
